ETAPES DU 26-27 AOUT 2014 – FRONTIERE KAZAKHE – BEYNEU – ATYRAU 2014-08-28 11:41:30

Le 26/08

Depuis notre entrée au Kazakstan, nous traversons des contrées désertiques. Peu de villes et de villages. Des kilomètres de piste et de route, où nous rencontrons quelques chameaux très curieux de nos camping cars.
Sur notre chemin, nous nous arrêtons pour flâner dans des nécropoles musulmanes avec leurs belles coupoles et leurs croissants dorés à perte de vue. Des traditions différentes des nôtres que nous découvrons avec étonnement et curiosité.

Nous dormons ce soir à Atyrau, non loin de la Mer Caspienne.
Certains baroudeurs ont d’ailleurs tenté de rejoindre le rivage pour voir ces eaux qui nous sont inconnues. En vain. La cote est en fait un vaste marécage où il est difficile de trouver son chemin,d’autant plus en camping car et sous la pluie !
Mais ce n’est que partie remise ! Nous tenterons à nouveau demain !!

Une vision un peu plus littéraire (source équipage Boucherie)

La matinée se passe à attendre dans une longue file. La chaleur monte.
Les chameaux viennent nous divertir. La douche, c’est pas leur fort. L’un d’eux bavouille. Ils rentreraient bien se servir en carottes. Mais nous aussi on aime les carottes.
5 véhicules sont passés à une vitesse vertigineuses, après 2 heures 1/2 d’attente.
Ste patience reste avec nous!

Grace à Georges et Annie, nous n’aurons pas à pousser no.mad. Ils se délestent du précieux liquide de leur jerrycan. Nous n’aurions pas pu atteindre la station service à 78 km.

Alain me conte une bien touchante histoire. Au port, une dame voit partir son fils et de son mari. Ils vont pour la guerre. Tous les jours au même endroit, elle les attend. On lui apprend que son mari ne fera pas le voyage du retour. La mer se retire, les années passent. Qu’importe, ses pas la mène à la même place. Son attente dure jusqu’à son dernier souffle. Alors, elle demande a être enterrée là où son regard les a vus pour la dernière fois. Elle ajoute que l’on prévienne son fils ,quand il rentrerait, qu’elle se trouve là.

Guillaume nous propose de regarder un reportage d’Envoyé spécial sur les camping cars, mais nous n’avons pas le branchement adéquate.

Nous entrons au Kazakstan 6 heures plus tard. La route est innommable. Seuls les chameaux peuvent y trouver du charme.
Nous roulons sur des plaques de béton effondrées, desquelles sortent des tiges métalliques.
Puis la ville, au loin. Oh la ! La! Elle aurait pu se faire relooker pour notre venue.
Il s’agit d’une de ces villes qu’on voudrait ne jamais connaître. Une ville de far west. La poussière, le soleil, le bon, la brute et le truand en toile de fond, et cette musique lancinante. Voilà ce que dégage Beyneu. Il suffit de remplacer les citernes d’eau par des pilonnes électriques et Y’a pas Steve Mac Queen.

Nous cherchons dans un nuage de poussière la banque ,dans un dédale de rues informes.
Il y a la queue. Nous poireautons, heureusement il y a du change. Les copains nous rejoignent. Nous suons, transpirons. Ensuite, nous découvrons le campement. On se prend à rêver de guinguette au bord de l’eau.
Nous voyons la poussière, nous mangeons la poussière, nous respirons la poussière, nous sentons la poussière. Elle est partout. Amsterdam où es-tu?
Il nous faut trouver du gaz oil. Il va falloir se méfier les stations ouvrent vers 17 heures. Bonne surprise, moins de 50 centimes le litre. Tout peut pas être mauvais.

45 degrés dans no.mad.
L’eau froide est chaude.
Le vent de sable se lève et je me casse la figure. Un orteil de cassé
Coup de pot, Marie et Alain arrivent et me donnent des glaçons. Ça ne guérit pas, mais ça soulage et ça fait plaisir.

Louis a mis du super à la place du gaz oil. Il paraît qu’il ne faut pas faire.
Les glaçons ont fondu plus vite que leur ombre.

Alberte et André ont confondu 1800 et 18000 tenges, c’est à dire 100 et 1000 euros.
Je pense que nous n’aurons pas besoin de chercher une banque aujourd’hui.

Les camionneurs font ronfler leur moteur. Ils sont sympathiques ils l’arrêtent quand nos sommes réveillés. Ils arrivent tard et repartent tôt. Nous n’avons qu’à caler nos heures de sommeil entre les deux.

Yves et Dominique n’ont plus de gaz. Heureusement Marie et Alain peuvent les dépanner.



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Source
Paris Pékin Camping-car (FFCC)
http://www.ffcc-paris-pekin-camping-car.com/blog/archives/4681

 

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